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GÉOLOGUE : acteur-clef de la planète
Enjeux et métiers |
Quelle formation pour les géologues ?
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Géologue :
acteur-clef de la planète
Enjeux et métiers
1. Énergie
2. Matières minérales
3. Eau
4. Aménagement
5. Environnement
Quelle formation
pour les géologues ? |
Concevoir et créer un centre de stockage de déchets
Les entreprises – et plus particulièrement celles centrées sur l’exploration – recherchent des géologues ayant des connaissances solides en sciences : statistiques, physique, chimie, et dans l’ensemble des disciplines géologiques de base : pétrologie, minéralogie, géochimie organique et inorganique, stratigraphie/paléontologie, géologie structurale. S’y ajoutent des développements académiques et/ou technologiques plus spécifiques : hydrogéologie, géotechnique, géophysique, outils de modélisation etc. Cet ensemble de compétences doit permettre au géologue en exercice de rendre un diagnostic pertinent sur un site d’exploration ou d’aménagement, diagnostic incluant l’estimation des incertitudes et des risques encourus.
On attend du géologue une aptitude à travailler en équipe, une curiosité et une mobilité intellectuelle et souvent géographique, et des facilités de communication dans d’autres langues. Tant dans un laboratoire de recherche académique que dans une compagnie industrielle, les capacités à faire partager les acquis, les incertitudes, et l’enthousiasme, sont primordiales. |
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Des spécificités
Se situant à la croisée d’une approche naturaliste (appréhension directe d’objets naturels) et de démarches quantitatives, la géologie nécessite une formation scientifique pluridisciplinaire associant physique, mécanique, chimie, statistique et informatique, aux disciplines de base des sciences de la Terre. La pratique de tout ou partie de cet ensemble est, le plus souvent, directement couplée à une approche « terrain » en surface ou par sondage, notamment pour étalonner une image (acoustique, satellite) et extrapoler des résultats. Ce qui implique une formation incluant spécifiquement des écoles et des stages de terrain.
L’analyse et la compréhension des processus géologiques présentent deux particularités fortes : une grande variété d’échelles d’espace (de la microscopie électronique à l’imagerie satellitaire ou à la tomographie de la croûte terrestre) et la prise en compte de durées inhabituellement longues. Enfin, depuis plusieurs décennies, la prise en considération des impacts environnementaux des activités humaines et l’analyse des risques naturels placent souvent le géologue en position d’interface sociétale. Des compléments de connaissances et compétences peuvent alors être requis (sciences humaines et sociales, juridiques, communication, etc.). |
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Niveaux et types de formation
Se calant dans le schéma actuel 3/5/8 ou licence/maîtrise/doctorat, le niveau de formation le plus courant au démarrage dans un des métiers de la géologie est à Bac +5, soit un diplôme d’ingénieur, soit un master. Le niveau Bac +2 (DUT, BTS) est présent aussi, notamment pour l’acquisition de données sur le terrain. La réalisation d’un doctorat (Bac +8/9) ouvre soit sur la recherche fondamentale/académique, soit sur une carrière industrielle dans des domaines ciblés.
Ces formations englobent généralement des connaissances sur les outils analytiques issus des sciences exactes (mathématiques, physique, chimie, mécanique des solides, mécanique des fluides, etc.), des connaissances théoriques et pratiques des objets géologiques à différentes échelles (échantillon, terrain), des outils de traitement de données (informatique courante, logiciels spécifiques) et parfois de modélisation numérique, des outils de communication : langues étrangères les plus utilisées, un volumineux enseignement sur le terrain, un ou plusieurs stages en situation (master 2ème année, dernière année d’école d’ingénieurs, formation en alternance, etc.). |
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Actuellement en France
L’essentiel des formations directement tournées vers la géologie fondamentale et/ou appliquées sont dispensées :
- dans des écoles d’ingénieurs spécialisées avec les mentions « géologie », « géotechnique », « sciences de la Terre », « mines » ; une partie de ces écoles sont intégrées dans des universités ; les accès s’y font généralement après Bac +2 ou Bac +3 (classes préparatoires aux grandes écoles ou 2 premières années de licence) ;
- dans des universités : masters « Pro » (professionnels) ou « Recherche ». Rappelons que l’accès aux masters se fait après les trois années de licence. Pour la partie « Recherche », s’ajoutent aux universités les départements « sciences de la Terre » des écoles normales supérieures.
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Quelques chiffres (source U.F.G.)
On estime à environ 6000 le nombre de professionnels de la géologie exerçant dans des organismes et entreprises françaises, dont 2000 sont des chercheurs, enseignants-chercheurs, et ingénieurs rattachés aux secteurs géosciences des ÉPIC (Établissement Public à caractère Industriel et Commercial) et ÉPST (Établissement Public à caractère Scientifique et Technologique). Sur la totalité de géologues exerçant dans des grandes et moyennes compagnies, et des bureaux d’étude, une bonne moitié est issue d’écoles d’ingénieurs, et le reste de formations universitaires. Pour ce qui concerne les organismes de recherche publics, les universités et les écoles normales supérieures, les origines sont essentiellement ces mêmes établissements, avec souvent des compléments de formation à l’étranger. |
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