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GÉOLOGUE : acteur-clef de la planète
Enjeux et métiers
ENVIRONNEMENT
Des exigences de qualité - Les multiples interventions des géologues

Géologue :
acteur-clef de la planète

Enjeux et métiers

1. Énergie
2. Matières minérales
3. Eau
4. Aménagement
5. Environnement

Quelle formation
pour les géologues ?

Des exigences de qualité

Modifications climatiques, pollutions de l’air, des sols ou de l’eau, dégradation du milieu marin, atteintes à la biodiversité, voilà des questions régulièrement débattues dans le monde, questions qui engagent le futur de la planète et la qualité de l’environnement des générations futures.
En France, la Charte de l’environnement 2004 (Loi constitutionnelle 2005) fixe les principes adoptés pour répondre aux craintes et aux aspirations exprimées en ce domaine : le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.
Les professionnels de la géologie concourent à ces objectifs pour chacun des secteurs d’activité où ils sont présents : énergie, exploitation de ressources naturelles, protection des nappes, programmes d’aménagement… Ils apportent des réponses concrètes à des questions récurrentes de notre vie quotidienne, comme la gestion des déchets, le traitements des pollutions ou la protection du patrimoine géologique. Face à ces enjeux, plus d’un millier de géologues et de spécialistes des sciences de la Terre travaillent aujourd’hui en France et à l’étranger dans le domaine de l’environnement.

empreinte

Empreintes de dinosaures (Cliché C. Beck, Université de Savoie)

 

La gestion des déchets
Toutes les activités de l’homme produisent des déchets dont il faut préserver l’environnement et s’assurer qu’ils ne portent pas atteinte à la santé. Il convient en premier lieu de limiter leur production, qu’il s’agisse des déchets ménagers (plus de 500 kg par habitant et par an en France) ou de ceux résultant de l’activité économique (près de 400 millions de tonnes par an). Le tri des déchets et leur traitement (compostage des déchets verts, incinération des ordures ménagères, stabilisation des résidus d’incinération…) permettent de réduire leur volume et de les valoriser. En final, la fraction non valorisable de déchets fait l’objet de stockage. On distingue en France trois classes de stockage (ou «centres d’enfouissement techniques ») : classe 1 pour les déchets dangereux, classe 2 pour les déchets d’origine ménagère ou industrielle non dangereux, classe 3 pour les déchets inertes (terre, gravats…). Les décharges brutes de déchets ne sont plus autorisées. Les déchets radioactifs et certains déchets chimiques font l’objet de stockages spécifiques.

Finaliser la réhabilitation des anciennes décharges brutes de déchets, en grande partie des déchets ménagers, poursuivre la réalisation et la mise en œuvre de nouveaux stockages sont les défis à relever par les professionnels de la géologie pour les décennies à venir.

Dépassant les frontières, la mobilisation pour prévenir des conséquences de l’émission excessive de gaz à effet de serre sur le climat conduit à prévoir des stockages souterrains de CO2 soit dans d’anciens gisements d’hydrocarbures ou de charbon, soit dans des aquifères profonds et salins. Aujourd’hui au stade de la recherche, c’est un enjeu pour les géologues d’identifier les réservoirs naturels assez étanches favorables à tels stockages et de contribuer à la conception de leur réalisation.

 

  La réhabilitation des sites pollués
Constater et réparer des dégradations du milieu naturel résultant d’activités et de pratiques passées visent à la fois à préserver la santé des populations exposées à des pollutions, à assurer la non contamination des nappes d’eau, possibles réceptacles des polluants et, aussi, à réhabiliter du foncier, ce qui contribue à limiter l’étalement de l’urbanisation nouvelle. Ainsi se sont développés, au cours des dernières décennies, des chantiers de réhabilitation de sites affectés par des concentrations anormales, dans les sols ou dans l’eau des nappes, d’hydrocarbures, de métaux lourds (plomb, zinc, chrome, cuivre…), de solvants chlorés… Ce sont le plus souvent d’anciennes cokeries et usines à gaz de ville, d’anciennes industries chimiques et pharmaceutiques, raffineries pétrolières, fonderies de métaux ferreux et non ferreux, voire des complexes agricoles ou d’élevage.

Le traitement des sols ou des nappes d’eaux polluées fait appel à des connaissances souvent nouvelles et à des techniques évolutives, sur sites et hors sites. Le traitement retenu est, dans de nombreux cas, spécifique des sites traités, ce qui implique une juste adaptation aux conditions d’environnement proches ou plus lointaines, un exercice de changement d’échelle habituel pour les géologues.

 

 

Environnement et patrimoine
Préserver et améliorer l’environnement, c’est aussi mobiliser les connaissances dans le domaine des sciences de la Terre pour mettre en valeur le milieu où nous vivons. Les parcs naturels (nationaux, régionaux…), les réserves naturelles géologiques, les « géoparcs » assurent ainsi la préservation des « archives » géologiques de la nature : fossiles, marqueurs des environnements sédimentaires, minéraux remontés de grandes profondeurs…, tout autant que les œuvres scientifiques accumulées sur plusieurs siècles d’exploration du sol et du sous-sol : cartes géologiques, coupes, blocs-diagrammes, textes…

Les géosciences concourent aussi à la connaissance et à la mise en valeur d’autres patrimoines, notamment historique et archéologique. Ce sont là autant de pôles d’intérêt et de possibilités d’emploi ouvertes aux géologues de demain.

 

   
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